J'ai testé les chaussures suspendues

Publié le par Sophie

J'en crois pas mes yeux ! Elles sont réapparues la semaine dernière... 2 ou 3 paires de chaussures suspendues aux fils électriques de la rue du Commandant Charcot... « Mais enfin, quel est donc cet étrange phénomène ?! », m'exclame-je. Les voitures ralentissent, les passants me regardent aussi éberlués que moi. 

 Chaussures suspendues rue Charcot

 

Je prends quelques clichés et rentre chez moi pour tenter de percer à jour le mystère des chaussures suspendues. Sur le net, ce sont les mêmes constats et les mêmes interrogations… Pour  le monde entier ! 

Les chaussures suspendues, cela s’appelle du « Shoe Tossing » en anglais. Cela viendrait des Etats Unis où les gangs marquaient ainsi leur territoire ou signalaient la mort d’un caïd de la drogue. Bon, mettons les choses au clair de suite : ce n’est pas le cas pour le quartier de Trémaria ! En effet, ce signal utilisé à l’époque par les gangs a vite été repéré par la police et aussitôt abandonné par les dealers. Mais le « Shoe Tossing » était né. Et dans le monde entier, c’est devenu un jeu, un mode d’expression : aux Etats-Unis, en Argentine, Espagne, Roumanie, Nouvelle-Zélande…

Il y a même des statistiques sur le shoe-tossing, ici à Chicago. Source

 

Cette pratique a débarqué en France par la Bretagne à la fin des années 90 (Nantes et Rennes en tête), pour arriver il y a quelques années à Brest, Quimper et… Landerneau ! 

Plusieurs théories sont avancées. Pour certains, il s’agit d’un rite de passage indiquant par exemple la réussite à un examen ou la célébration d’un mariage à venir. Pour d’autres, le « Shoe Tossing » est l’œuvre d’artistes qui auraient la volonté de laisser leur empreinte dans la rue, au même titre que les graffitis, d’où l’autre nom donné à cet art des rues : le « Shoefiti ». Les shoefitis seraient un moyen d’attirer l’attention et de sortir les passants de leur torpeur. Mission accomplie pour moi ! 

Reste que l’interprétation la plus fréquente – et la plus probable – est celle de l’étudiant un peu éméché en fin de soirée qui teste ses aptitudes au lancer de précision. Cette fois-ci facilitées par le décrochage de plusieurs mètres des fils électriques suite au passage de la tempête Zeus… Explication certes un peu plus prosaïque…

Et pour ceux qui s’interrogent sur la méthode ? Il suffit de nouer ensemble les lacets des deux chaussures, de viser juste et de lancer. Simplissime, si l’on en croit les vidéos des adeptes du Shoe Tossing qui fleurissent sur internet !

 

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