J’ai testé l’expo Cheveux Chéris à l’Abbaye de Daoulas

Publié le par Sophie

J’ai profité de la chaleur écrasante de ce début de mois de Juillet pour aller voir l’expo Cheveux Chéris à l’Abbaye de Daoulas. La salle est climatisée pour assurer la bonne conservation des œuvres et des bretons qui n’aiment pas trop la météo caniculaire haha. Gentille comme je suis, je vous ai sélectionné quatre clichés pour vous donner envie d’y aller quelle que soit la météo ou l’éphéméride !

Photo de Neal Barr (né en 1932)

L’équipe des Bouffant Belles lors du départ d’une course (1964)

Les Bouffant Belles étaient une équipe féminine texane de course à pied. Réputées tant pour leurs performances athlétiques que pour leur beauté, les membres de l’équipe affirmaient leur féminité en faisant assaut d’élégance, notamment capillaire. Comme l’expliquait leur coach, Mrs Ellison, la coiffure bouffante permettait de mieux courir en empêchant les cheveux de revenir sur leur visage. A chaque compétition, les coureuses arboraient une nouvelle coiffure.

Je n’avais jamais entendu parler des Bouffant Belles et de leur entraîneuse sportive Margaret Ellison, alias Flamin’ Mamie (elle avait les cheveux couleur fraise). Cette dernière a beaucoup fait pour changer l’image des femmes dans l’athlétisme aux Etats-Unis. Elle avait remarqué qu'à partir de l’âge de 10 ans, les filles commençaient à ne plus s’intéresser à la course à pied car ce n’était pas assez « cool », « attirant ». Avec les Bouffant Belles, elle a voulu prouver aux jeunes femmes qu’elles pouvaient être (surtout) belles ET courir vite ! Alors que dans les années 60, on se battait pour que les femmes et les hommes deviennent égaux en droit, on ne peut pas vraiment dire que cette stratégie « esthétique » pour attirer des athlètEs fut progressiste… Mais la coach parvint à ses fins et les Bouffant Belles firent même la une du célèbre magazine Sports Illustrated.

Photo de Sam Lévin (1904-1992)

Joséphine Baker (1940)

Joséphine Baker libère le corps par son humour et ses danses scandaleuses... Ce sont les années folles ! Elle est un modèle inspirant pour bon nombre de parisiennes. Beaucoup s’émancipent, se mettent à boire et fumer comme les hommes. Les jupes et le cheveux racourcissent. Elles assument leurs nouveaux droits. Il s'agit également de ma photo clin d’œil à l’article dédié à la landernéenne Jeanne Gabin (la femme de… !) qui faisait partie du même microcosme parisien que… Joséphine Baker.

Photo de GILMER (actif 1862-1870)

Nu féminin à la tresse, allongé de dos (1870)

La natte fut longtemps considérée comme une exhibition indécente des cheveux, d’autant plus provocatrice qu’elle en montrait la longueur. Si elle n’était pas reformée en chignon ou en macaron, elle évoquait une dimension phallique et obscène chez la femme.

Vous vous souvenez de Caroline Ingalls dans la Petite Maison dans la Prairie… Ô grand jamais elle n’aurait accepté de défaire son chignon si ce n’est devant Charles ou les enfants ! On a les références qu’on peut, n'est-ce pas... hehe

 

J’espère vous avoir donné envie d’aller voir cette expo. Il y a beaucoup de photos / objets / anecdotes très différents à découvrir… En plus, l’expo photos d’Ojeikere sur les coiffures nigérianes est toujours d’actualité et le jardin de plantes médicinales est de plus en plus magnifique (je veux le même chez moi !).

 

Publié dans Daoulas, Culture & Sorties

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article