J’ai testé être bénévole au Secours Populaire Français

Publié le par Sophie

L’année dernière, j’ai vu un appel à bénévoles sur Facebook émanant du Secours Populaire Français de Daoulas. Ils étaient à la recherche de renfort pour une collecte alimentaire. Je me suis inscrite. Et le weekend suivant, je me retrouvais dans le hall d’entrée du Super U de Daoulas à distribuer des sourires, des bonjours et mercis aux clients qui avaient bien voulu partager un peu de leurs courses avec l’association. Lorsque je finissais mon shift de deux heures, j’étais fière de moi et heureuse d’avoir fait la connaissance de personnes du SPF.

Dorénavant, j’étais sur la liste de diffusions de leurs actions : une pièce de théâtre à Logonna, la Fête des Potirons à Dirinon, des opérations Pères Noël Verts ici et là, et puis les braderies solidaires... Les horaires de mon activité professionnelle ne me permettent pas d’aider à la distribution alimentaire ou au vestiaire, d’être présente chaque semaine, de manière régulière. Aussi lorsque j’ai vu l’appel à bénévolat pour la Braderie Solidaire d’avant Noël, j’ai levé la main. Ça tombait un samedi, j’étais libre de ma journée. J’étais curieuse de découvrir le local du SPF à Daoulas et surtout de jouer à la « marchande » comme lorsque j’étais enfant. 

Les bénévoles du Secours Populaire devant leur nouveau local à Daoulas

 

Le local SPF de Daoulas ressemble à une maison (c’est normal en fait, puisqu’il s’agit d’une ancienne maison d’habitation). J’adore ce genre d’endroit : il y a toujours une atmosphère un peu particulière à ces lieux jadis occupés par des particuliers, avec ses pièces (salle d’eau, cuisine, chambres) détournées en micro-supérette, mini-magasin de jeux ou encore en dressings ultraconfidentiels classés par thématique (homme, femme, enfant et accessoires). Le hic avec ce genre d’endroit, c’est que l’espace est assez limité (c’est mini, micro… super – mais – petit !) et l’accessibilité à l’étage est nulle.

Le vestiaire côté Femmes

J’ai fait la connaissance de mon binôme du jour, Andrée. Elle m’a laissée le choix de la chambre. Et comme je suis une petite maligne, j’ai choisi le vestiaire… FEMMES ! Et j’ai pris mon rôle très à cœur. Dépliant et repliant chaque t-shirt, pull, réajustant les robes et jupes sur leurs cintres, repositionnant avantageusement les sacs à main, et autres foulards et accessoires. Il y avait tellement de fringues, que je n’ai pas eu assez des deux heures de bénévolat pour tout passer en revue. Loin de là ! Quelle frustration.

Et quel choc ! Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de BEAUX vêtements A LA MODE à la braderie du Secours Populaire. Cela déborde de partout, surtout côté femme et enfant. Certaines fringues ont même encore leurs étiquettes d’origine. Quelle aberration ! La méthode de rangement Marie Kondo est en train de faire des « miracles » dans les dressings des fashionistas : plus de place dans les placards pour plus d’achats compulsifs. Tant mieux pour les braderies et vide-greniers vous me direz, si on omet de parler de l’exploitation des ressources naturelles et humaines en amont...

Le vestiaire côté Enfants

 

J’ai acheté deux t-shirts, trois paires de chaussettes et un sac à main, pour la modique somme de quatre euros, intégralement reversée au Secours Pop (et non à l’industrie de la Fast Fashion). A ce tarif-là, j’aurais pu m’offrir beaucoup, beaucoup de robes, de pantalons, de manteaux, etc. Mais non, car je n’en ai tout simplement pas besoin ! Je n’arrêtais pas de dire à Andrée : « Mais pourquoi est-ce qu’on continue d’acheter du neuf alors qu’il y a tellement de belles occasions ! » Andrée a fini par changer de pièce. Elle n’avait pas de réponse à me donner et il y avait du tri à faire côté enfant.

Le soir venu, j’ai posé cette même question sur Instagram. Enfin, j’avoue, j’ai imposé ma façon de penser. Et bien sûr, certaines réponses ne m’ont pas plu : « Parfois les gens préfèrent acheter du neuf. » Et BIM ! Je me suis abstenue de répondre car 1) La déclaration était irréfutable que je le veuille ou non 2) Répondre ma manière de penser n’aurait fait que braquer la personne 3) Je ne suis pas parfaite dans ma quête du « moins mais mieux ». Et qui sait ? Peut-être que cette personne est plus vertueuse que moi dans d’autres domaines de la vie. Et donc BIM ! Je me suis abstenue de répondre.

Bref tout ça pour dire que ça vaut vraiment le coup de faire un tour au Vestiaire du Secours Populaire : Faire du shopping avec plaisir et un petit budget, et pouvoir choisir à qui vous donner votre argent ! J’en ai eu pour 11,50 euros, sachant que rien que le Manitou Telescopic (le jouet chariot élévateur rouge qui contient trois paires de chaussettes dans sa pelle) a une valeur supérieure à 35 euros (neuf et sans les chaussettes hihi). MERCI aux donateurs !! Tous ces objets ont retrouvé une seconde vie et ont fait des heureux. MERCI.

Mes achats d’occasion au Secours Populaire

 

 

Informations pratiques

VESTIAIRES OUVERTS A TOUS, sans condition de ressources

  • Antenne de Daoulas, 13 rue du Valy à #Daoulas

Horaires : Mardi de 9h30 à 11h30 et Mercredi 13h30 à 16h

Page Facebook

spfdaoulas@free.fr

  • Antenne de Landerneau, ZA de Saint-Ernel à #Landerneau

Horaires : Lundi de 13h à 16h, Mercredi de 13h30 à 16h30 et Vendredi de 13h à 16h

Page Facebook

secourspopulaire29800@gmail.com

 

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